Les racines de l'égoïsme et de l'amour de soi
Dans le tout premier stade de son évolution, l'être humain est exclusivement tourné vers ses propres besoins : être nourri, soigné consolé, stimulé et ce sont là les conditions de sa survie. Ce n'est qu'après avoir acquis un minimum d'indépendance qu'il s'ouvrira peu à peu à un environnement de plus en plus large (de la mère à la famille, de la famille à la crèche...etc.). Mais pour que cette ouverture progressive vers les autres se réalise sans embûches, il faut que l'enfant ait reçu suffisamment d'amour pour croire en lui, pour s'aimer; il pourra alors commencer à donner de l'amour en retour. Dans le cas contraire, il peut rester bloqué à ce stade où le monde entier semblait converger vers lui.
Autrement dit, la personne égoïste qui accapare tout à son profit, ne trouve pas plaisir à échanger, à donner, n'est pas atteinte d'un "trop plein" d'amour pour elle, elle souffre en fait de son contraire. Son avidité, son besoin d'arracher à la vie ce qu'elle pourrait obtenir autrement, ne sont pas le signe d'un trop grand amour de soi mais celui d'une difficulté à croire en elle-même.
Ce n'est pas l'amour de soi qui produit de l'égoïsme, mais l'attachement plus ou moins pathologique à une image périmée de soi-même, celle de "l'enfant merveilleux", à qui rien ne doit jamais manquer.
Voila une partie de mon caractère...malheureusement pour tout le monde...




